Un faux avocat qui a été accusé de s’octroyer de tous les droits s’est défendu de son mieux devant le barreau. Une amende de 5000 euros, ainsi que l’interdiction d’exercer une activité qui est en relation avec l’infraction pendant une durée de 10 ans ont été requises par la procureure. L’affaire a été mise en délibéré.

Une association de conseils montée en 2013

Le mis en cause qui porte le nom de Fouhad Amiar s’est défendu de son mieux en faisant résonner la salle de sa voix. L’usurpation pour laquelle il a été mis en cause, partait d’une noble intention. Il a tenu cependant à préciser devant la barre qu’il n’est pas coupable d’usurpation et qu’il est un avocat.

L’homme, qui est âgé de 48 ans, affirme avoir milité dans un parti politique. C’est là qu’ils recevaient des dossiers juridiques de personnes qui leur demandaient de l’aide. Il précise qu’un bon nombre parmi ces gens ne savait même pas lire un jugement. C’est ce qui fait qu’il a mis en place son association de conseils en 2013.

Une association qui se charge d’un travail d’audit

Fouhad Amiar, pour sa défense a tenu à préciser que la majeure partie de leurs clients qui viennent les voir pour leur demander conseil, le font parce qu’ils sont déçus des actions de certains avocats en droit du travail à Marseille. M. Amiar est un algérien qui est arrivé à Marseille lorsqu’il était âgé d’un an.
Il a été diplômé dans la sécurité, mais vit aujourd’hui du Revenu de Solidarité Active (RSA). Il a tenu à préciser devant le juge que les cas qui sont à l’aide juridictionnelle ne sont pas traités comme des dossiers normaux. Il a ensuite ajouté que dans son association, ils ne faisaient qu’un travail d’audit et rien de plus.

Le prévenu se faisait aider par sa nièce qui est titulaire d’une maîtrise de droit

Fouhad Amiar était aidé dans son travail par sa nièce qui est titulaire d’une maîtrise de droit. Ce qui fait qu’il a cru avoir le droit de contacter la partie adverse, rédiger des actes, ou donner des consultations. Il s’était donné le droit d’exercer le métier d’avocat, et pouvait facturer ses honoraires jusqu’à 7540 euros.
Les avocats qui se trouvaient dans la salle étaient à la fois stupéfaits et amusés. Me Philippe Amram, qui se chargeait de la défense de la partie civile a tenu à préciser qu’il fallait faire comprendre à certains que le droit n’est pas une marchandise. Si le parquet a requis 5000 euros d’amende et une interdiction de 10 ans d’une activité en relation avec infraction, la partie adverse a demandé 100 000 euros de préjudice.
Le délibéré de cette affaire a été fixé au 11 janvier.