Quelle profession libérale exercer ?

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Quelle profession libérale exercer ?

Pour beaucoup de français, qui souhaitent se lancer dans la création d’entreprise, exercer une profession dite libérale est très souvent le choix à faire. En effet, une telle profession se définit comme toute activité intellectuelle qu’exerce une personne de manière individuelle pour le compte de sa clientèle ou du public.

Les professionnels qui exercent légalement de manière libérale sont généralement soumis à des statuts juridiques particuliers prévus à cet effet. Vous souhaitez créer votre propre entreprise dans une profession libre quelconque ? Découvrez dans cet article une sélection des activités les plus en vue soumises à ce statut particulier, ainsi que les modalités pour vous lancer.

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Quelle profession libérale pouvez-vous exercer ?

Exercer une profession libérale est une excellente alternative lorsque vous souhaitez vous lancer à votre propre compte. A condition bien sûr que le service que vous souhaitez proposer soit de nature intellectuelle.

La liste des professions libérales que vous pouvez alors exercer n’est évidemment pas exhaustive. Toutefois, en fonction du secteur dans lequel vous souhaitez vous lancer, il existe des activités libérales très en vus. De la création d’entreprise en ligne à l’astrologie, vous trouverez certainement votre vocation dans les catégories suivantes :

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Les activités libérales en rapport avec la communication et l’image

Dans cette catégorie de professions libérales, on peut distinguer des métiers comme Designer, graphiste, Infographiste, illustrateur, Ingénieur du son, Relation publique, Médiéviste, organisateur d’évènements ou encore Dessinateur. Dans cette catégorie d’activité, ces professions sont les plus courantes.

Les activités libérales de la santé

Pour ce qui est du secteur de la santé, il existe également plusieurs autres sous-catégories :

  • Le soin des personnes: Ici, vous retrouverez des métiers comme celui de diététicien, masseur-kinésithérapeute, directeur de laboratoire d’analyse médicale, psychologue, ostéopathe, psychothérapeute, pédicure-podologue, ergothérapeute ou encore orthophoniste ;
  • Les métiers des soins médicaux: il s’agit notamment de l’activité professionnelle de psychiatre, médecin, sage-femme, chirurgien-dentiste ou même infirmier libéral ;
  • Les soins apportés aux animaux: dans cette catégorie, le métier de vétérinaire est la principale activité en vue.

Les activités libérales d’ordre juridique et comptable

Ici aussi, plusieurs sous-catégories se déclinent. C’est par exemple le cas pour :

  • Les professions libérales de l’art et du droit, avec notamment le métier de commissaire-priseur ;
  • Celles du droit pénal et civil: les administrateurs judiciaires, les greffiers auprès des tribunaux de commerce, les avocats, les huissiers de justice, les mandataires judiciaires ou encore les experts devant les tribunaux font tous partie des professionnels libéraux rangés dans cette catégorie ;
  • Les professions relatives au droit du patrimoine et de succession, avec comme principale activité celle de notaire ;
  • Les activités libérales de gestion, d’audit et de comptabilité comportent enfin les professionnels experts comptables ainsi que les commissaires aux comptes.

La construction

Dans cette catégorie, on citera surtout des métiers comme celui de géomètre, d’architecte d’intérieur et même d’architecte.

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Les métiers de conseils

Que ce soient les experts agricoles, expert forestier ou foncier, les agents d’assurance et même les conseillers en investissements financiers, tous sont considérés comme des professionnels libéraux.

Les activités libérales non réglementées

Notez que les activités libérales jusqu’ici listées concernent les professions libérales dites réglementées. Il existe donc à l’inverse des professions libérales non réglementées. En d’autres termes, il s’agit principalement des activités qui ne nécessitent pas forcément d’être déclarées. Parmi ces activités, l’on recense notamment :

  • Des activités de développement personnel et de l’accompagnement: il s’agit notamment des médiums, des astrologues, des médiums, des naturopathes, des psychanalystes, des animateurs, des accompagnateurs de groupe, des assistants techniques, ou encore des voyantes ;
  • Les métiers en rapport avec la formation: dans cette catégorie, on recense notamment des coachs sportifs, des enseignants, des formateurs, des moniteurs d’auto-école, des interprètes-traducteurs, des assistants scolaires, mais aussi des répétiteurs ;
  • Dans la catégorie des métiers de la recherche, l’on recense notamment des professionnels tels que : des chimistes, des géophysiciens, des inventeurs, des rédacteurs scientifiques, des inventeurs, des chercheurs scientifiques ;
  • Les activités libérales sportives: correspondants sportifs, éducateurs sportifs, pilotes, préparateur physiques à domicile, moniteurs de sports, sportifs professionnels et autres métiers de même nature ;
  • Les professions libérales du bâtiment: les décorateurs conseils, les économistes de la construction, des topographes, les ingénieurs conseils, les contrôleurs techniques à la construction, les urbanistes, les maîtres d’œuvre ou encore les thermiciens sont notamment les principales activités que l’on trouve ici ;
  • Les artistes et les littéraires tels que les attachés de presse, les concepteurs rédacteurs, les correcteurs lecteurs, les rédacteurs, les écrivains publics, les documentalistes, les transcripteurs ou encore les stylistes font partie des principaux métiers dans cette catégorie ;
  • L’étude de la terre et des océans regroupe également des activités libérales non réglementées, à l’instar des archéologues, des géographes, des géologues, des cartographes, des océanographes, des hydrogéologues et même des spéléologues.

Quelles démarches pour exercer des professions libérales ?

Bien que les activités libérales soient soumis à des régimes juridiques et fiscaux assez particuliers, il n’est pas exclu que vous devez entreprendre un certain nombre de démarche pour vous y lancer. Voici quelques conseils pour réussir la mise sur pied légale de la création d’entreprise en ligne:

Commencez  par choisir le bon statut juridique

Petit rappel, le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limité (EIRL) n’est plus valide. En effet, il s’agit d’une mesure entrée en vigueur depuis le 16 février 2022, d’après des dispositions de la loi du 14février 2022 sur les indépendants. Il faut cependant préciser que cette loi est uniquement applicable aux nouveaux entrepreneurs qui aimeraient opter pour le statut juridique de l’EIRL.

En effet, les entrepreneurs qui jusque là exerçaient déjà sous ce statut ne sont pas concernés par cette nouvelle loi et peuvent donc continuer à profiter des dispositions prévues par l’EIRL. Ainsi, pour les nouveaux professionnels libéraux, il est désormais possible de choisir entre deux principales possibilités : l’entreprise individuelle ou la société (société de capitaux, société civile…).

Il convient dès lors d’étudier dans les détails les dispositions prévues par ces deux types de statuts juridiques pour entrepreneurs avant de faire votre choix.

La déclaration de votre activité

Une fois le choix de votre statut juridique effectué, vous devrez procéder à la déclaration de votre activité auprès de l’union des recouvrements des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSAAF). Notez que cette déclaration doit être faite dans les 8 jours après avoir débuter votre activité.

Vous pouvez également déclarer votre activité auprès du guichet des formalités ou du centre des formalités des entreprises des professions libérales (CFE). Il faudra aussi faire inscrire votre entreprise individuelle ou votre profession libérale auprès d’une chambre consulaire. Il peut s’agir d’une institution publique capable de représenter les intérêts de votre profession.

Il existe principalement 3 chambres consulaires : la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat), la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), mais aussi les chambres d’agriculteurs.

Optez pour le régime social adéquat

Il est de notoriété publique que les professions libérales dépendent de l’URSAAF en ce qui concerne les cotisations sociales. Quant aux assurances maladies ou maternité, assurance vieillesse, invalidité ou même décès, c’est le régime de la sécurité sociale des indépendants qui sera compétent.

A cet effet, vous pouvez vous référer à des organismes tels que la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle et d’assurance vieillesse), la CNBF (Caisse Nationale des Bureaux Français), ou même la CNAPVL (Caisse Nationale d’assurance vieillesse des professions libérales).

Ces organismes seront à même de vous orienter quant au type de régime social qui conviendrait le mieux à votre activité libérale.

Penchez-vous sur votre régime fiscal

Le premier régime fiscal qui est compatible avec les professions libérales est celui des déclarations contrôlées. Vous y êtes soumis lorsque vous faites des recettes annuelles excédant 72 500 euros.

En dessous d’un chiffre d’affaires de 72 600 euros, vous êtes considérés comme une micro-entreprise, et donc soumis au régime inhérent. La troisième alternative est celle du régime de l’impôt sur les sociétés. Il s’applique lorsque vous faites assimiler votre profession libérale à une EURL.

Obtenir les autorisations parfois exigées par la mairie

Si vous êtes dans une ville de plus de 200 000 habitants, alors vous devez vous renseigner auprès de la mairie ou de la préfecture histoire de savoir si des autorisations ne sont pas requises pour la profession libérale que vous souhaitez exercer.

Par exemple, si vous devez recevoir des marchandises ou des clients à votre domicile dans le cadre de votre activité, rassurez-vous d’avoir au préalable obtenu une autorisation préfectorale. Si vous devez également effectuer des travaux de réfection à votre domicile pour le compte de votre profession libérale, alors une autorisation de la municipalité est également nécessaire.

Vous l’aurez compris, il existe une grande variété de professions libérales que vous pouvez exercer, tout dépendra de vos compétences. Rappelez-vous également que les professions citées ici ne sont pas exhaustives.

Vous pouvez donc par exemple vous rapprocher du service public de l’entreprenariat mis sur pieds par le gouvernement français. Vous y trouverez certainement plus d’informations détaillées sur la profession libérale que vous souhaitez exercer.

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