Un groupe de quatre hommes avaient été mis en examen pour le délit d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ils ont été arrêtés, mais il y a un doute en ce qui concerne le projet qu’ils avaient en vue. Les enquêteurs s’interrogent sur la présence d’un cinquième suspect.

Interpellation d’une connaissance d’un terroriste

C’est le 20 novembre dernier qu’a été interpellé Rémi M. un ancien représentant de commerce qui est âgé de 52 ans. Ce dernier s’était converti à l’Islam il y a 15 ans et était père de quatre enfants. Il a été arrêté pour avoir projeté une action violente sans cible déterminée avec deux complices.

Le 4 décembre, c’était autour de Djamal B. une connaissance de Rémi M. d’être interpellé. Il y a eu un troisième complice, mais ce dernier ne pouvait pas commettre d’attentat. Il était en effet dans un autre dossier antiterroriste et en détention.

Une pièce à conviction qui montre que le groupe voulait effectuer une action violente

Le fait que Djamal B. soit arrêté, est dû au fait qu’il est soupçonné d’avoir recelé une arme qui lui aurait été donnée par Rémi M. Il s’agit d’une arme qui provient d’un cambriolage, et que Rémi M. se serait procuré en 2015. Les enquêteurs voient cette arme comme une pièce à conviction qui renseigne sur les sombres desseins du groupe.

Une maison a également été perquisitionnée. Dans l’habitation, il a été retrouvé un bon nombre d’objets de luxe, ainsi qu’un nombre d’armes qui étaient soigneusement dissimulées. Bien que les personnes qui composent ce groupe soient radicalisées, aucune preuve ne permet de confirmer qu’ils sont à l’origine de la tentative d’attentat du 17 novembre.

Un simple texto à l’origine de l’arrestation

L’avocat de Rémi M. Me Michel Bendavid précise que c’est seulement à cause d’un SMS que Rémi a envoyé aux deux frères A. et S. qui sont fichés comme lui, que la SDAT a lancé les recherches. Il était mentionné dans le message ‘’ça va saigner’’. Une surveillance étroite était accordée aux suspects.

Un braquage de banque a même une fois été évoqué par les frères A. et S. qui avaient à leur disposition un matériel de soudure Easyweld et une arme à feu. Rémi va les en dissuader en proposant une attaque du distributeur automatique de billets de son quartier. Le projet est finalement abandonné.

Le groupuscule est resté un moment sans aucune activité, avant que le message du 17 novembre ‘’ça va saigner’’ ne soit perçu comme une attaque prochaine.