Or 18 ou 24 carats : comment choisir celui qui vous correspond

Un bijou ne se résume pas à un éclat ou à une valeur abstraite. Derrière chaque carat, il y a une histoire de composition, de choix, d’alchimie discrète entre métal précieux et savoir-faire. Avant de céder au charme d’un bracelet ou d’une bague, il vaut mieux comprendre ce que cachent ces fameux chiffres : 18K, 24K, et tous les autres qui jalonnent la joaillerie.

Le titre de l’or

Le titre d’un alliage d’or, c’est sa carte d’identité. Il précise la part d’or pur contenue dans la pièce, exprimée en carats, notée par la lettre K juste après un chiffre : 9K, 14K, 18K, 22K ou l’inaccessible 24K.

Plus le chiffre grimpe, plus l’alliage contient d’or pur. À l’inverse, chaque carat en moins, c’est une proportion réduite de métal précieux.

Pour s’y retrouver, voici les pourcentages d’or pur que recèlent les alliages les plus courants :

  • 9 carats : 37,5 % d’or pur, désigné 9K (375°/00).
  • 14 carats : 58,5 % d’or pur, noté 14K (585°/00).
  • 18 carats : 75 % d’or pur, appelé 18K (750°/00).
  • 22 carats : 91,6 % d’or pur, reconnu comme 22K (916°/00).

Le 24 carats, c’est l’or pur, théorique à 100 %. Mais dans la réalité, ce métal, trop malléable, ne s’invite que rarement sur une bague ou un collier : il se déforme, s’abîme, se raye à la moindre occasion. On le retrouve surtout en placage ou associé à des métaux comme l’argent ou le cuivre, qui lui donnent la résistance dont il a cruellement besoin. La majorité des bijoux affichent donc 18 carats, ce qui leur garantit solidité, éclat et une belle longévité.

Pour vérifier le titre d’un bijou, les professionnels utilisent une pierre de touche : on y frotte discrètement le métal, puis différents acides sont appliqués. Selon la réaction, le titre se révèle. Un geste de précision, loin de l’improvisation.

À titre d’exemple, imaginez un bracelet chaîne gourmette en or jaune 18 carats, double rang de maillons ciselés. Le genre de pièce qui traverse le temps sans sourciller, parce qu’elle a trouvé le bon équilibre entre beauté et robustesse.

Les poinçons

En France, depuis le 9 novembre 1797, chaque bijou en or doit arborer non pas une, mais deux marques officielles. Impossible de tricher : la traçabilité ne date pas d’hier.

Le premier poinçon, appelé « poinçon d’État », atteste du titre de l’or.

Selon le caratage de la pièce, ce symbole change : pour l’or 9 carats, on retrouve un trèfle, le 14K s’affiche par une coquille Saint-Jacques, le 18 carats se signale par une tête d’aigle, le 22 carats par un aigle dans un hexagone accompagné d’un petit 1 (signe de premier titre), et le 24 carats par un hippocampe, rareté parmi les raretés.

La seconde marque, en forme de losange, porte le nom de « poinçon de maître ». Celui-ci appartient au fabricant, permettant de remonter à l’atelier d’origine.

Les bijoux en or proposés sur notre site ont tous été minutieusement contrôlés. Chaque pièce, lors du passage par le bureau de garantie, subit un test à la pierre de touche, puis reçoit son estampille officielle, délivrée par une administration agréée par les douanes. À la clé : une confiance solide, garantie par un savoir-faire réglementé.

Au fond, choisir entre or 18 ou 24 carats, c’est arbitrer entre pureté et résistance, entre l’idéal et le concret. À chaque poignet, à chaque doigt, sa vérité. Et la vôtre, elle se dessine entre les maillons d’une gourmette ou l’éclat d’une bague, à la lumière du carat qui vous ressemble.

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